mardi 7 février 2012

Gaulliste et Mariniste, y a un problème ?

Oh, ça ne s'est pas fait tout seul. Depuis la disparition du général De Gaulle, j'ai peu voté aux élections nationales: en 69 parce que ça me paraissait important, et en 2007 parce que ça me parut intéressant. J'oubliais: j'ai aussi voté contre Mitterrand, 2 fois. En 81 j'ai quand même été prendre la carte du RPR, tellement j'étais remonté. Ce fut une erreur et je m'en rendis compte très vite. J'ai ainsi découvert les magouilles internes, pas brillant le bilan. Le reste du temps, et à part les élections locales, je me suis refusé de participer à un jeu pour lequel je n'étais qu'invité. Et puis comme il m'est arrivé quelques fois de m'assoir à une table de poker, j' ai faite mienne depuis la maxime suivante: "si tu ne trouves pas le pigeon, c'est que c'est toi".
En politique ça veut dire: une belle journée de pêche en perspective !
Et effectivement, je suis pécheur...

Bien entendu, j'ai fait Mai 68. Mais pas du bon côté m'a-t-on dit, tant pis pour eux. A Narbonne, et c'était chaud. Les cocos se distribuaient déjà les postes, drapeau rouge hissé sur le toit de la gare. C'était la belle époque. Au moins les adversaires étaient identifiés, le mur de Berlin encore debout, et je lisais "les finances du parti communiste" de Jean Montaldo. Ma philosophie politique était sommaire et se résumait ainsi: il faut se battre contre un régime qui construit des murs pour empêcher les gens de s'enfuir.
Donc, disais-je, j'étais en train de me convaincre que, définitivement cette France devenue, ne me convenait pas du tout, mais que je n'y pouvais pas grand chose. C'était il y a quelques mois...

Jusqu'à ce que je commence à m'intéresser au FN.

Le "vieux" me choquait mais me faisait quand même bien marrer. J'aimais bien son côté "bourre-pif". Et ne soyez pas offusqués, De Gaulle aussi je l'appelais "le vieux". Comme quoi.
Le "Vieux" donc  a porté ce parti dans la contestation et la provocation, sans autre espoir que d'exister. Je n'y voyais aucun avenir politique. Et il n'en avait pas. Et ce n'est pas l' accident électoral de Jospin en 2002 qui pouvait me faire changer d'avis, même si j'avais été choqué par le soi-disant "front républicain" mis en place par les partis auto proclamés de gouvernement.

Mais dès l'hiver 2010 quelque chose s'est passé, qui en fait avait démarré depuis plusieurs années sans que je ne m'en rende compte, tant la présence de Jean Marie Le Pen occultait celle de tous les autres. Ce quelque chose, c'est l'arrivée au devant de la scène de Marine. Quelques télés et émission de radio plus tard, elle m'a convaincu et séduit par le ton nouveau et surtout le changement radical qu'elle était en train d'opérer au sein de son parti. Elle n'a fait qu'une bouchée de Gollnisch, le militant de longtemps blanchi sous le harnais, lors d'élections dont la validité est indiscutable même si certains voudraient en faire une héritière. Et alors elle a commencé à marquer son empreinte, à écrire sa propre histoire

Il faut dire qu'internet l'a bien servie. Terminé le monopole de l'image et de l'information trop longtemps accaparé par des médias qui comptent parmi les plus serviles du monde, les images, les sons, les programmes, les idées sont là, à portée de main, il n'y a qu'à se servir.
Ce que j'ai fait.
Et nous en reparlerons tout au long de ce blog dédié à l'amour de la France, mon pays.



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